Le mois de juillet au Burundi, commence par la fête de l’indépendance. Nous allons tous au stade pour défiler comme le premier mai par corps de métier en uniforme ou tenue de fête spécifique pour ce jour. Les écoles sont présentent par leurs enseignants en uniforme d’établissement.
La queue est longue pour que le cortège se mette en route. Nous avons décidé d’aller avant le départ, qui est toujours une ou deux heures en retard, visiter Yvette, la femme de notre feu-collègue Léonce qui venait d’accoucher dans une clinique proche du lieu de rdv.
Nous avons envoyé deux collègues en émissaires pour savoir si c’était le bon moment qu’on arrive tous.


Et nous sommes arrivés par surprise avec des fleurs ! Grande surprise et grande joie !

Après avoir loué et chanté la naissance, le cri d’impundu dont voici la fin…
Joie d’Yvette qui nous a confié que ces fleurs lui manquaient car c’est son mari qui les lui apportaient d’habitude et que personne n’avait encore lancé l’Impundu pour l’enfant : très émue… et nous aussi !
Nous avons ensuite défilé et avons trouvé une place à l’abri du soleil dans la tribune, là où les corbeaux avaient élu domicile… nous avons commencé par nettoyer nos sièges, enfin, approximativement…;)
Sur cette photo qui change du 1er mai pour la météo, les parapluies sont de sortie pour protéger les danseuses du soleil (parapluies verts à droite) et, au centre, sous un parapluie rouge au sol, c’est un enfant qui dort entre les sacs de sa maman et de ses amies danseuses…

Après les différents corps de métiers, c’est le tour des indispensables motards qui sont les taxis les plus utilisés pour aller dans les coins reculés ou les voitures ne passent pas mais aussi pour se déplacer vite car ils sont nombreux et présents à beaucoup de carrefours. Il suffit de souffler « SSSSST ! » et ils arrivent près de vous…
Les danseurs traditionnels (guerriers) qui terminent leur danse en reculant comme l’ont fait aussi les danseuses.
Les tambourinaires qui poussent leur cri et tambourinent après chaque prise de parole du président.
Après la fête du stade, nous sommes allés en équipe fêter ce jour avec une brochette !

Fanta Sprite ou bière, brochette/frites… rien de plus pour être heureux de fêter !

Et après… bien sûr, les photos (il manque du monde qui avait du repartir plus vite)

Comme nous étions au centre du pays, j’ai photographié les cigognes dans leur immeuble en sortant…

Le lendemain, je partais pour la formation mission enfants à Bujumbura avec la famille de Léonidas, sa femme Pascaline et leur petite Reine Paisible.
En attendant plus de 3 heures dans l’agence de bus « Doucement Express », remplie de bidons d’essence pour palier à la pénurie, j’ai apprivoisé Reine Paisible…

Reine Paisible à gauche et sa maman à droite (derrière ma tête, les bidons jaunes d’essence vides)
Comme c’était l’anniversaire de Reine Paisible qui fêtait ses 2 ans, je lui ai offert une grande banane mûre… Miammm !

Arrivés à Bujumbura vers 16h, nous avons eu le beau coucher de soleil sur la capitale économique




Elles sont toutes belles, je craque, je vous envoie ces beaux couchers de soleil…
Pendant la formation, nous avons pris nos repas ensemble… à la burundaise…

Nous étions une bonne trentaine donc 4 plats et 30 cuillères et le tour est joué !


Dans le sac blanc, c’est le sel que chacun ajoute si besoin

La formation au moment où quelques uns étaient allés aider pour le repas….

et la photo de famille !

J.O.I.E, J.O.I.E, joie, joie, joie ! Joie et bonne humeur c’est notre loi, loi, loi. Nous ne pouvons pas nous passer de toi, toi, toi ! J.O.I.E, J.O.I.E, joie, joie, joie !
J’ai profité d’être à Bujumbura avec des frères qui pouvaient m’accompagner pour aller visiter le Père Evariste qui avait fait un AVC dans la semaine sainte et qui est toujours en rééducation pour réapprendre à marcher et à utiliser son bras droit.

Je suis restée un peu à Bujumbura avec Régine pour préparer la mission d’été qu’elle à mise en place à Muyinga (au nord du pays), là où elle est maintenant enseignante dans l’école jumelle : Notre Dame de l’Espérance de Muyinga.
Au moment de repartir vers Gitega, nous avons visité des frères de Communauté qui habitent dans la pente d’une colline au dessus de la ville de Bujumbura. Je n’étais pas très tranquille dans ces drôles de routes dans lesquelles le demi-tour me semblait impossible mais finalement réalisé, au bord du ravin… Je suis descendue de voiture avec son sac à dos pour le demi-tour et, un peu pétrifiée, j’ai évité de regardé les manoeuvres de Jean-Claude… qui avait pourtant l’air bien sûr de lui…

Libère et Caritas

Le dessus des maisons vu de la route et la ville en contre-bas
Pour repartir, une voiture a creusé. Au lieu de changer tout de suite la roue, le chauffeur est allé boire une bière et nous ne pouvions pas passer… Jean-Claude a alors décidé de passer … entre la maison de gauche et la voiture en panne… ça c’est joué à quelques cheveux ! mais nous sommes passés, sûrement une bonne heure avant que la voiture libère le passage…
A Gitega, le problème de distribution d’eau s’intensifie… La REGIDESO ne distribue pas de façon équitable dans tous les quartiers et certains quartiers n’ont pas eu d’eau de tout l’été. Le nôtre a vu la distribution s’espacer de plus en plus… une heure ou deux chaque semaine, puis chaque 10 jours, et maintenant chaque quinzaine, et encore…
Vivement le retour de la pluie !
On voit donc de plus en plus de personnes transportant l’eau de la rivière vers les maisons. Cela donne un nouveau travail à certains. Mais l’eau devient chère si on n’a pas le temps, ni la force de descendre à la rivière.





Des bidons jaunes sur presque toutes les têtes le matin…

Soirée surprise ! Comme Jean-Claude, le responsable du projet de l’école, rentre chez lui tard, le soir, nous l’avons attendu longtemps, cachés chez lui, avec de nombreux frères et soeurs et collègues pour le fêter avec sa famille
Louange joyeuse !

Le petit Nathaël n’est pas le dernier !


Photo de famille !
« Kata igato ! » « Coupe le gâteau ! »

Le plus petit premier servi !
Les nombreux temps de louange en communauté et le temps du groupe de prière le mercredi en fin d’après midi m’encouragent à faire l’exercice de voir l’amour de Dieu dans ma vie quotidienne ! Les burundais autour de moi en sont un très beau modèle car malgré toutes les difficultés d cela vie qu’ils expérimentent, ils gardent toujours les yeux tournés vers le ciel, dans l’action de grâce.
Pendant notre quinzaine de travail pour préparer la rentrée de septembre, nous sommes allés visiter Yvette en équipe pour la féliciter de la naissance de son petit Nathan, cette fois, chez elle !


Devant sa porte…

Photographe photographié…



Louange !
Tchiiiin !


Pendant les discours, le bébé passe de bras en bras…
Le dimanche suivant, nous avons entouré Elidiane, qui organisait la levée de deuil définitive de notre cher Jean-Marie-Vianney décédé deux ans auparavant. Elle avait attendu que ses enfants aient un peu grandi pour qu’ils comprennent un peu ce qu’il se passe. La messe était festive car Jean-Marie était impliqué à la paroisse de St François d’Assise et fidèle à la chorale.

Son dernier enfant dont elle était enceinte à la mort de Jean Marie est dans les bras d’un tonton…

Ce frère qui est parti trop tôt était un exemple de charité très concrète qui a marqué beaucoup de monde. Il rendait service à tous alors même qu’il n’avait pas beaucoup de ressources. Il est mort à moto, partant (sûrement trop vite) au secours d’un filleul malade… Et moi, suis-je prête à partir contempler mon Seigneur ?
Pour terminer l’année et dire au revoir à nos collègues qui vont rejoindre Muyinga, nous avons été en équipe au restaurant, grâce à l’offrande des parents d’élèves accompagnant le diplôme qu’ils nous ont offert à la fête de l’école.

Tchin !
Le comité des fêtes et actions sociales de l’école diminué de Léonce repartit vers Notre Père du ciel…
Bon appétit ! Au menu, un quart de poulet et des frites…

Et oui ! Je sais manger avec mes doigts !
Et maintenant, dansez !
Pour terminer, je vous laisse le lys que mon bord de fenêtre que j’ai mis dans le coin prière de ma chambre puis à la chapelle :


Une homélie qui m’a marquée disait que la vraie richesse est celle de la vie divine. En vivant pauvrement et en se confiant à la providence de Dieu, le missionnaire porte un témoignage sur le détachement des biens matériels. La pauvreté dans la mission est aussi pour lui un lieu de conversion, où il apprend à faire confiance à Dieu. La pauvreté n’est pas toujours aussi radicale que celle de Jésus. Elle est aussi celle d’un appauvrissement progressif, celle d’une école de la confiance en Dieu.
Un autre article vous partagera la mission des enfants de ce mois de juillet.
On vient de me partager que la loi française ayant été modifiée, les subventions de l’état pour soutenir les VSI (volontaires de solidarité internationale) ont bien diminué… Aussi, j’ose vous demander si vous voulez bien soutenir ma mission en versant votre obole, même petite) à la FIDESCO
(Cliquez sur le mot FIDESCO)
Merci pour votre soutien et votre prière ! Je vous assure de la mienne
Blandine
